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LES PLUS BELLES SENTEURS DU PASSE

Pourquoi l’art du parfum n’aurait-il pas une histoire, avec ses chefs d’œuvre du passé, comme les arts plastiques, la musique ou le théâtre ? Les parfums disparaissent sans laisser de traces, leurs formules gardées secrètes ne nous parviennent pas au travers des âges. Pourtant on sait que les Egyptiens y attachaient une importance témoignée par les textes et les images, qu’Alexandre le Grand se précipita dans le cabinet des parfums de Darius comme s’il s’agissait de sa principale conquête sur les Perses ou que Catherine de Médicis ne voyageait pas sans son parfumeur attitré, Renato Bianco, dit René le Florentin…Et il en est de même de toutes les grandes civilisations orientales.
Partir à la recherche des parfums des siècles passés pour les faire revivre, voici le défi lancé par Nicolas de Barry : un travail d’historien et d’archéologue autant que de créateur de parfum…

Il a recréé:
George Sand, La reine Margot, Louis XV et la Marquise de Pompadour, l'impératrice Sissi et bientôt la shah Jahan...
L' IMPERATRICE SISSI
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Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach est née le 24 décembre 1837. Connue sous le nom populaire de Sissi (Sisi en allemand), elle était la fille du duc Maximilien de Bavière et épousa à 15 ans le futur empereur François Joseph d'Autriche. Elle sera assassinée tragiquement à Genève en 1898.
Contrairement aux clichés , elle n'était pas la jeune femme glamour et amoureuse du prince charmant, futur monarque. Certes, elle accepta les contraintes de la Cour, mais fuyait sans cesse le monde.
Elle se concentra dès lors sur ses seules passions: les voyages (incognita), ses soins de beauté, la culture antique...
Elle marque le siècle par sa beauté : Maigre (genre « top-modèle »), 4I kg pour 1m 62, elle est souvent souffrante mais toujours radieuse. Elle circule en Europe, voyage sur le yacht impérial, s'évade à Madère et à Corfou où elle construit sa résidence, l’Achilleion, une magnifique villa dans le style de l'antiquité.
Elle est une « femme émancipée » pour son temps, une « mouette des mers » selon sa propre expression. Elle aime la poésie, l'équitation et la forêt. Elle dépense beaucoup pour sa toilette, et soigne sa fameuse coiffure qui fait l'admiration de l'Europe. Elle invente des crèmes pour ceux-ci et surtout se rince chaque jour les cheveux avec une lotion de vanille qu'elle confectionne elle-même.
Comme parfum, elle utilise comme toutes les dames de son époque une violette (de Parme ou de Paris) : c'est cette rencontre d’un parfum poudré si typique de la haute société européenne du XIXème siècle et de la vanille gourmande et sensuelle qui en est à peu près le contraire, qu'illustre le parfum séduisant et inhabituel de Sissi...

LA REINE MARGOT
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La Reine Margot, connue surtout par le roman qu’Alexandre Dumas lui consacra, est née sous le nom de Marguerite de Valois, en 1553.
Son image est celle d’une femme d’une grande beauté et d’une grande culture, comme en témoignent ses Mémoires et différentes poésies.
La reine est toujours demeurée fidèle aux classiques senteurs d’ambre et de musc qui accompagnaient un puissant jasmin. Trois senteurs que Marguerite commandait à grands frais très régulièrement chez un fournisseur parisien.
Elle conservera de sa mère Catherine de Medicis cette délicatesse des maisons royales, d’écrire sur un papier à ses armes et à son parfum.
Plusieurs témoignages d’époque parlent de l’élégance et des parfums de Marguerite de Valois, soit pour l’en louer soit pour l’accabler de cette image de « femme fatale » que reprendra à son compte Alexandre Dumas.
C’est grâce aux recherches de Janine Garrison que Nicolas de Barry a pu recréer le parfum de cette reine d’exception.
Janine Garrison s’est plongée durant des années dans les fonds des Archives Nationales et notamment a travaillé sur la comptabilité de la Maison de la Reine de Navarre. On y retrouve à date régulière des commandes, toujours les mêmes : musc, ambre et jasmin. Comme femme de la Renaissance, comme créatrice ( de mode, de poésie…), Marguerite met la main à la pâte et prépare elle-même des onguents avec ces matières premières précieuses.
Pour recréer le parfum de Marguerite, en version contemporaine d’eau de parfum, Nicolas de Barry a dû reconstituer ou imiter ces éléments qui n’existent plus sur le marché comme le jasmin d’enfleurage à froid ou le musc naturel.
Avec ces trois matières premières reconstituées, l’harmonie jasmin/ ambre/ musc s’est immédiatement imposée, avec une dominante de jasmin frais, adoucie par la présence de l’ambre presque mielleux et « corsé » par le musc sensuel.

LOUIS XV
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Dans l’Europe entière on surnomma la cour de Louis XV « la cour parfumée », pour l’admirer ou la stigmatiser. De fait, le XVIIIème siècle est le siècle des «lumières » mais aussi des « parfums » et globalement de l’élégance…
Les historiens rapportent la passion du Roi et de la Marquise de Pompadour pour les orangers, les bouquets de fleurs, les bains, les pot-pourris, etc. Le siècle ne connaît pas la distinction entre parfum masculin et parfum féminin. A Versailles dans les appartements privés et secrets du Roi, les deux amants illustres partageaient les mêmes parfums. Ils les échangeaient tous les jours, comme dans un jeu érotique.
Dans sa recréation, Nicolas de Barry n’a pas essayé de reproduire « le » parfum du couple royal, mais « un » parfum (en deux exemplaires) parmi sans doute de nombreux autres, mais avec une configuration qui changeait peu : Orange, Néroli et Bergamote dominent la tête et le bouquet rassemble les fleurs préférées du couple : rose, jasmin, gardénia, lilas, violette, jacinthe, jonquille œillet, tubéreuse etc. L’iris et l’ambre donnent l’élégance à ce bouquet plus poudré pour la Marquise et plus orienté vers l’agrume pour le Roi. Le corps du parfum est toutefois identique...
GEORGE SAND
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Né en 1804, George Sand a marqué le XIXe siècle et le romantisme européen de façon exceptionnelle : écrivain à succès, elle fut l’amie des intellectuels de son temps et la compagne de Musset et Chopin. Son château de Nohant était devenu un point de rencontre où tout le monde romantique Européen se retrouvait.
Elle recevait avec délicatesse à Nohant : cultivait son jardin et notamment un jardin parfumé qui servait à produire des pots-pourris et des savonnettes pour les invités.
Sa passion pour les fleurs et les parfums ressort de son abondante correspondance. A Musset rentré à Paris en la laissant à Venise, elle écrit de façon pressante pour qu’il lui envoie le patchouli du parfumeur Leblanc.
Elle donne de nombreuses indications à ses parfumeurs ; au XIXe siècle, Paris compte 500 parfumeurs-créateurs qui tiennent boutique, et corrigent sans cesse leurs créations. George Sand restera toujours fascinée par le patchouli, par les notes orientales animales (ambre et musc) et par la fraîcheur de la bergamote et du citron, odeurs de l’Italie du sud qui est si caractéristique du romantisme.
En partant de ces informations, Nicolas de Barry a pu sentir deux flacons du parfum de G. Sand : les produits étaient évidemment oxydés mais suffisamment présents pour pouvoir identifier les principaux composants : patchouli, ambre, rose…
LA MARQUISE DE POMPADOUR
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C’est le « grand amour » de Louis XV : la Marquise règne en maîtresse absolue des plaisirs et notamment ceux de l’olfaction. On signale dans sa comptabilité des dépenses pour les parfums de cinq cent Livres par an…

Celle-ci se fait représenter dans tous ses portraits entourée de fleurs disposées presque comme une illustration de formule de parfumerie. Elle adore – goût partagé par son auguste amant et par la mode de l’époque – les bouquets où vont se mélanger pour le plus grand raffinement le visuel de toutes les couleurs et l’odeur de tous les parfums: il s’agit de la quintessence du royaume des fleurs. L’eau de fleur d’oranger calmait les migraines de la Pompadour : on en distillait pour elle à Versailles, au Grand Commun.

Dans sa recréation, Nicolas de Barry n’a pas essayé de reproduire « le » parfum du couple royal, mais « un » parfum (en deux exemplaires) parmi sans doute de nombreux autres, mais avec une configuration qui changeait peu : Orange, Néroli et Bergamote dominent la tête et le bouquet rassemble les fleurs préférées du couple : rose, jasmin, gardénia, lilas, violette, jacinthe, jonquille œillet, tubéreuse etc. L’iris et l’ambre donnent l’élégance à ce bouquet plus poudré pour la Marquise et plus orienté vers l’agrume pour le Roi. Le corps du parfum est toutefois identique...
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